Mercredi 27 février 3 27 /02 /Fév 01:03

Deux films de Pablo Trapero, Argentine

1 Carancho, Pablo Trapero, Argentine, 2010

1.1 Synopsis - chaudement recommandé

Le Caracara huppé ou Caracara à crête (Caracara plancus, syn. Polyborus plancus) est une espèce de rapace de grande taille (entre 55 et 60 cm de long) appartenant à la famille des falconidés. Rapace audacieux et opportuniste, on le voit souvent se promener sur le sol où il se déplace très bien pour chercher sa nourriture. Il se nourrit principalement de charognes et n'hésite pas à attaquer des animaux jeunes, blessés ou en difficulté. (merci wiki)

 

Caracara huppé se dit «carancho» en espagnol.

 

C'est un flim noir, chaudement recommandé !

 

http://gestioncultura.cervantes.es/COMUNES/21937_I_carancho.jpg

 

L'histoire tourne autour de la relation entre deux personnages, Sosá et Luján, qui oscille entre l'amour et la haine. Sosá est un «carancho», un ancien avocat qui vit des victimes des accidents de la route. Ses contacts lui permettent d'arriver avant les autres sur le lieu de l'accident ou à l'hôpital, pour offrir ses services légaux au nom d'une «fondation» (qui est en réalité illégale). Il promet à la victime de lui obtenir des indemnisations. L'argent que Sosá récupère servira en retour à graisser la pâte de médecins, policiers, etc. Luján, elle, est une jeune médecin de garde à un hôpital de la ceinture extérieure de Buenos Aires. Après plusieurs rencontres, elle découvrira comment il gagne sa vie et insistera pour le faire changer de voie. Alors que leur relation évolue, Sosá connaît des problèmes avec son chef de la fondation et essaiera, aux côtés de Luján, d'échapper de ce monde sans sortie apparente.

 

C'est un film noir, autant par les lieux (hôpitaux publics glauques) que par le fait que la majorité des scènes sont filmées de nuit. C'est aussi un film violent, psychologiquement d'abord car on voit toute la violence sociale subit et exercée, puis violent physiquement par la suite.

La manière de filmer nous absorbe complètement. Nous avons beaucoup de longs plans. S'ensuit qu'on ne peut qu'être scotchés par la performance de Ricardo Darin, un acteur qu'on retrouve dans énormément de productions argentines, telles que l'excellent Dans ses yeux (qui n'est pas du tout un film à l'eau de rose), par celle des acteurs secondaires et dans une moindre mesure par celle de Martina Gusman, qu'on retrouve dans les trois films de Pablo Trapero (c'est sa femme).

 

Je n'ai pas trop travaillé ma chronique, mais je recommande chaudement ce film… à l'inverse du film suivant, Elefante Blanco, qui vient de sortir en France.

1.2 Téléchargement

Téléchargement torrent : https://thepiratebay.se/search/carancho/0/7/0

 

Rappel : vous aurez besoin d'un logiciel de pair-à-pair tel que Qbittorrent (sous windows, vous avez déjà Transmission ou équivalent sous GNU/Linux).  

Rappel 2 : après avoir téléchargé le film, c'est sympa de laisser votre client bittorrent allumé afin de participer au partage. Le téléchargement est toujours illégal.

2 Elefante Blanco, Pablo Trapero, Argentine, 2012

2.1 Synopsis - à éviter

Le film se passe dans une «vila» (un bidonville) de la banlieue de Buenos Aires. Avec des travailleurs sociaux, des prềtres gèrent des projets pour la communauté. Nous avons Ricardo Darin, encore lui, en prêtre-chef, Martina Gusman, encore elle, en travailleuse sociale et un prêtre français, jeune et impétueux, qui les rejoint après la fin tragique d'une de ses missions quelque part dans la jungle amazonnienne. Ils travaillent dur, et tout part en vrille.

 

Pour moi le film sonne totalement faux. L'histoire est totalement réchauffée.

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/22/16/20442466.jpg

 

Organiser des projets dans la vila ne paraît qu'un prétexte pour filmer la vie dans la vie. C'est très bien filmé au demeurant, j'aime beaucoup le style de Trapero, très vivant, grâce à de longs plans séquences où l'on passe d'un groupe de personnages à un autre, mais aussi par le fait que le film veut montrer la vila en vrai, comme un documentaire.

Je n'aime pas l'acteur français. Il ne change pas son jeu de tout le film, son fort accent français lorsqu'il parle espagnol est horripilant, et il ne prend pas d'initiatives de jeu dans une scène. On dirait qu'il suit les autres comédiens. Est-ce que ce film est subventionné par une télé ou institution française ? On dirait que le français n'est là que pour remplir le cahier des charges.

 

Je trouve que trop d'évènements sont improbables. On n'y croit rapidement plus et cela nous fait déconnecter du film. De l'amour, pourquoi pas, cela pourrait rajouter du romantisme (totalement déplacé au demeurant).

Trop d'évènements paraissent également trop classiques, tout droit sortis d'un cahier des charges élaboré de concert avec une agence touristique (étrangère bien sûr, de celle qui veut montrer le typique). Nous avons droit au flic infiltré, à une tuerie, à une hiérarchie comment dire… typiquement hiérarchique, à une rébellion, qui est d'ailleurs amusante car les travailleurs sociaux, totalement dépassés, se débattent en criant des injonctions inutiles : «Allons-y !» «Attention !» «Par ici !» ou «Mais arrêtez !» etc.

 

Tout cela, pourquoi pas, mais ce sont beaucoup de thèmes traités très légèrement. On comprend à la fin ce que signifie le titre du film, Éléphant Blanc, mais pour moi cela représente très bien ce balourd de prêtre gringo.

3 Autres films de Pablo Trapero

Il a tourné d'autres longs-métrages depuis 1999, que je n'ai pas vu :

https://es.wikipedia.org/wiki/Pablo_Trapero#Largometrajes

 

Bon(s) film(s) !

UNTITLED
Par portovince - Publié dans : ciné
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Samedi 26 janvier 6 26 /01 /Jan 01:38

 

Rien de tel que des films pour apprendre une langue et une culture, et rien de tel que des courts métrages pour faire de même quand on n'a pas la toute la soirée devant nous.

Il y a beaucoup de courts-métrages repertoriés sur le site http://portacurtas.org.br/filmes/, mais malheureusement peu sont visibles. Je pensais avoir trouvé une mine d'or, mais non. Mais le site qui aura beaucoup de contenu, vous le connaissez déjà : youtube. Il suffit de faire sa requête en portugais ;) Mais encore une fois, je n'en ai pas trouvé beaucoup. Voici donc mes trois préférés.

1 Eu nao quero voltar sozinho na casa

soit : je ne veux pas rentrer tout seul à la maison

 

C'est une jolie histoire , sans préjugés. Leo est aveugle. Sa meilleure amie, Giovanna, lui donne le bras tous les jours pour aller et rentrer du collège. Un beau jour, un nouveau intègre la classe et les trois commencent à se lier d'amitié…

(les dialogues sont excellents pour bosser votre portugais du Brésil, surtout qu'on a des sous-titres en français).

 

(on peut choisir les sous-titre dans le lecteur de youtube)


 

 

2 Faca sem ponta, galinha sem pé

soit : couteau sans pointe, poule sans pieds (ce qui doit être une expression idiomatique dont on comprend vite le sens).

 

Il parait horriblement kitch mais c'est fait exprès. Il soulève les questions de genre et de construction sociale, pour les enfants (et les parents !). Pedro et Joana ne se sentent pas très bien dans leurs rôles respectifs. Soudain, tout se mélange et c'est rigolo et pédagogique^^

Voici la retranscription des deux premières minutes, pour toi ô lecteur qui apprend le portugais :

É  a historia  de  dois irmãos.  Aconteceu  com eles  uma coisa  muito
esquisita, muito rara, e muito difícil de acreditar. Ele é o Pedro, um
menino de  dez anos, e ela  é a Joana,  uma menina de oito  anos. Eles
moram nessa casa com os seus pais, o Setúbal e a British (?).
- Cuidado crianças, só vocês brincam naquela rua
- É, cuidado que aqui passa carro, tá ?
- (o amigo) Pedro, vamos jogar bola
Pedro : «to iendo» (estou endo) …
Joana : Pedro, tambem quero jogar
Pedro :  Nunca , menina  só pode jogar  futebol com menina. O  que que
meus amigos vão dizer ?
J : Você acha que eu to ligado (?) pelo que teus amigos vão dizer ?
P  : Você não  ta, mas  eu to,  meninas não  podem jogar  com meninos,
pronto.
Amigo : vamos
Pedro : foi
Joana : Droga, que isso não esta certo.
(ela entra na casa)
Mãe  : Que  modo  Joana, menina  tem  que ser  delicada,  tem que  ser
boazinha.
Joana : Nem pensar, estou cheio de ser menina !

3 Agua viva

Celui-là est plutôt classique. Mal être d'une adolescente troublée par un garçon…

4 Os normais (un gars une fille brésilien)

C'est une série humoristique qui date de 2001-2003, qui a eu un grand succès, et qui n'est pas trop kitsh comme le sont les télénovelas, donc qui est regardable. C'est une sorte d'«Un gars une fille» version brésilienne, avec Vani et Rui qui vivent à Rio de Janeiro (mais on ne voit évidemment rien de la ville).

Par contre, niveau portugais il faut vous accrocher, ça parle vite.

 

 

PS : si vous ne l'avez pas vu, ne manquez pas l'incontournable Ilha das Flores.

 

Par portovince - Publié dans : ciné - Communauté : Brésil
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